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Luxfer doit vivre : itw d’Axel Peronczyk, délégué syndical CGT de l’usine

Luxfer doit vivre : itw d’Axel Peronczyk, délégué syndical CGT de l’usine

Le Covid-19 montre qu’à l’hôpital, ” l’externalisation des services a ses limites “

Crédit: IHF

Crédit: IHF

STRASBOURG, 29 juin 2020 (TecHopital) – François Xaintray, directeur des infrastructures et Cédric Boulay, ingénieur maintenance aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) ont partagé leur expérience de la gestion du Covid-19, dans une conférence en ligne organisée le 24 juin par l’association des Ingénieurs hospitaliers de France (IHF).

Les hôpitaux strasbourgeois ont été touchés de plein fouet par l’épidémie. “Il a fallu s’adapter à l’heure près, à l’arrivée massive de patients, puisqu’au plus fort de la crise on a vu arriver jusqu’à 60 patients par jour. Nous avons subi une montée extraordinaire du nombre de patients en seulement 15 jours”, ont expliqué François Xaintray et Cédric Boulay.

Le 12 mars, le plan blanc a été déclenché. Le 14 mars, les équipes biomédicales ont commencé à armer des lits supplémentaires en réanimation. Le 23 mars, le pic a commencé.

“Au plus fort de l’épidémie, 635 lits ont été consacrés aux patients Covid-19. Mais nous n’avons jamais été débordés car toutes les autres activités ont été déprogrammées”, ont-ils indiqué, avant d’ajouter: “Les capacités d’accueil en réanimation pour les formes Covid les plus graves ont été multipliées par 2,5.” Une montée en puissance très rapide puisqu’elle s’est opérée en 15 jours. “Nous avons pu être très serrés mais nous n’avons jamais manqué de lits”, ont-ils souligné.

L’établissement a également dû adapter le matériel biomédical aux besoins, soit le monitorage, le ventilateur, les perfusions. En effet, 4 pousse-seringues, une pompe à nutrition et 2 pompes à perfusion sont nécessaires pour chaque patient Covid.

“Ayant été les premiers en France à être atteints par la vague, les commandes de matériel supplémentaire ont, dans un premier temps, été honorées. Mais, une fois que l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) est entrée en crise, l’approvisionnement en matériel est devenu plus difficile”, a précisé Cédric Boulay.

Au total, 21 services strasbourgeois ont été consacrés à la prise en charge des patients Covid.

Grande confusion dans la gestion du traitement d’air

En ce qui concerne l’adaptation des installations techniques, la gestion du traitement d’air a été, de tous, “le sujet le plus problématique”. “Au tout début, il n’y avait pas de directive nationale. Chacun y allait de sa solution. Des services devant recevoir des patients Covid nous appelaient pour nous demander des adaptations de leur système de ventilation. Ces requêtes étaient parfois incompréhensibles, jusqu’à un summum qui a été la demande d’un chef de service de couper la ventilation de tout l’hôpital”, a relaté François Xaintray.

Après 2 semaines de grande confusion, d’injonctions diverses et contradictoires, les HUS ont défini une philosophie générale, en cohérence avec les instructions officielles.

Ainsi, pour les zones patients (Covid), “il a été décidé de mettre en dépression ou à minima en iso-pression les lits de réanimation”.

En ce qui concerne les lits conventionnels, “nous considérons qu’il ne faut pas chercher à mettre en dépression ce type de locaux. Nous avons visé un iso-pression en favorisant un bon taux de renouvellement de l’air et une transformation de l’ensemble des chambres en chambres à un seul lit”.

Pour les autres locaux, “aucune modification du traitement d’air n’a été effectuée”. Mais un travail sur la différenciation des flux (séparation physique et temporelle) a été réalisé.

La mise en dépression des zones patients en réanimation s’est faite en adaptant les débits d’air, c’est-à-dire en agissant sur les automates. “Mais appliquer des valeurs négatives n’est pas toujours possible si elles ne sont pas prévues.” L’adaptation des débits d’air a également pu être menée en mettant en place des variateurs (CTA à débits fixes). Mais “le réglage ou le passage en manuel n’est pas facile. Il faut une parfaite connaissance des installations techniques pour réaliser ce genre de réglages.”

“Les interventions des techniciens sur la ventilation se faisaient systématiquement avec un masque FFP2”, a expliqué Cédric Boulay. “Dans les locaux Covid, le port des masques chirurgicaux était obligatoire, sauf quand il s’agissait de rentrer dans la chambre d’un patient Covid ou lorsque le patient avait quitté la chambre depuis moins de 3 heures. Dans ces deux cas, le port du masque FFP2, d’une surblouse et de lunettes étaient requis.”

Les consommations d’oxygène ont explosé

En ce qui concerne les fluides médicaux, le besoin principal portait sur l’oxygène. “Notre plus gros problème étant le manque de prises d’oxygène. En revanche, nous n’avons pas constaté de difficultés liées au dimensionnement des réseaux.”

A noter que pendant cette période, les consommations d’oxygène ont explosé. En mars, la consommation d’oxygène a augmenté de 66% au Nouvel hôpital civil (NHC) et de 21% à Hautepierre. En avril, cette consommation a augmenté de 29% au NHC et de 43% sur le site de Hautepierre.

“La consommation d’oxygène était de 7 kg d’oxygène par jour et par patient Covid”, a calculé Cédric Boulay.

Pour dédoubler les prises d’oxygène qui manquaient, “le système D a bien fonctionné puisque les dédoubleurs ont été conçus dans les ateliers techniques de l’établissement”.

Des protections en plexiglas pour les zones d’accueil ont été également demandées. Elles ont également été fabriquées dans les ateliers de l’hôpital. “Mais nous avons subi des problèmes d’approvisionnement en plexiglas. D’ailleurs les prix ont été multipliés au moins par 2 depuis le début de la crise”. Au total, plus de 200 de ces protections ont été installées, toutes fabriquées en interne.

Pour gérer les flux au sein des bâtiments et limiter les accès aux sites, jardiniers et techniciens sont venus en renfort des agents de sécurité. Au total, 12 protocoles d’adaptation de flux de patients Covid ont été mis en place.

En ce qui concerne les transferts de patients Covid vers les autres régions et l’étranger, “il faut noter qu’on a été énormément aidés par nos collègues frontaliers notamment par la Suisse (hôpitaux de Berne et Saint-Gall) et l’Allemagne (Offenbach)”, a fait remarquer le directeur des infrastructures des HUS.

Les équipes techniques à 100% sur le pont

“Nous avons pris la décision de maintenir toutes les équipes techniques sur le terrain. Quant aux ingénieurs, ils étaient en télétravail. Deux équipes techniques intervenaient sur le traitement d’air (équipes CVC), une sur chaque site. En cas de problème sur l’une, nous disposions encore de l’autre équipe”, a expliqué Cédric Boulay.

“Ce qui a été très stressant, c’est la réactivité qui était nécessaire. Les équipes devaient intervenir de manière extrêmement rapide dans les services”, ont fait remarquer les deux ingénieurs.

Sur les 120 agents techniques mobilisés, 8 ont été diagnostiqués Covid+, dont 6 dans le même atelier. “L’équipe d’hygiène a constaté que la contamination du personnel se faisait au moment des repas. Car même si les restaurants du personnel ont été fermés, les équipes avaient tendance à se retrouver pour manger”. Un dépistage systématique au moindre symptôme a donc été mis en place.

En ce qui concerne les équipements de protection individuelle (EPI), “nous avons reçu des dons par palettes entières de masques FFP2, de masques chirurgicaux. Aujourd’hui, nous disposons d’un stock de près d’un million de masques chirurgicaux”.

Quant au gel hydroalcoolique, les HUS ont décidé de le produire par eux-mêmes.

Désertion des entreprises extérieures

“Nous avons été très surpris par la désertion des entreprises extérieures dès le début du confinement, dont deux nous ont posé énormément de problèmes. L’une gérait les AGV, les tortues. L’autre entreprise, de traitement d’eau, est restée injoignable. Nous avions également des besoins en pièces détachées mais les fournisseurs restaient aux abonnés absents”, ont regretté les deux ingénieurs strasbourgeois.

“La preuve a été donnée que l’externalisation a vraiment ses limites. Il faut absolument garder des compétences en interne, et la direction en est maintenant pleinement consciente”, a fait remarquer François Xaintray.

Au final, il est clair que “certains choix techniques seront plus faciles à faire passer au niveau de la direction, sur le besoin de flexibilité des installations par exemple, et notamment lorsqu’un arbitrage budgétaire sur de gros budgets” est à faire, ont souligné les deux ingénieurs des HUS.

gdl/nc

Political training in South Africa under “lockdown”

SOCIALIST REVOLUTIONARY WORKERS PARTY

We are born of class struggle, in the fight to demolish the capitalist system that insists on the continued exploitation of most of society by a few humans. We seek to educate, agitate, mobilise and organize the working class into our political organisation.

The working class must fulfil our historic mission: to defeat imperialism and capitalism, establish a Socialist South Africa, Africa and World, as a prelude to advancing to a truly free and classless society: to a Communist South Africa, Africa and World!”  (SRWP homepage)

It turns out that political organising and education can take place a lot more effectively than some comrades feared online, even during “lockdown” when physical gatherings of any size are impossible within the state’s arrangements for dealing with Covid-19. Some of the resources which have assisted imperialism to step up exploitation across the globe, such as computer technology and modern communications, are also tools in the hands of the workers’ movement.

At time of writing, the Socialist Revolutionary Workers Party of South Africa (SRWP) has just contributed to members’ political education online with two talks on Marx and the early beginnings of capitalism by SRWP Deputy General Secretary Dr. Vashna Jagarnath and a session with Vijay Prashad of Transcontinental: Institute for Social Research and Chief Editor of LeftWord Books.

Vijay Prashad’s contribution on “CoronaShock & Imperialism” on 23 April 2020 is the one I would like to discuss here. It can be viewed on the SRWP Facebook page, so I urge the reader to do that, and I will make no systematic attempt to summarise his contribution here. It contained a number of important and useful observations.

Although Vijay Prashad only makes a couple of passing references to the Corvid-19 pandemic, he does lay out succinctly an analysis and a conception of present-day imperialism. Unfortunately, very informative though this presentation is, it does not shed light on how and why, in the course of the political struggle between the working class and the bourgeoisie at an international level for more than a century now, we got to the point which society has reached today. Vijay Prashad merely lists as objective facts the changes in features such as technology, communications and banking and finance which facilitate the current form of imperialist plunder. Nor does his presentation refer to or illuminate the aims of the SRWP stated above: “our historic mission – to defeat imperialism and capitalism, establish a socialist South Africa and World”, etc.

His references to the class struggle are all about forms of it which can be contained within the framework of existing bourgeois society. These are either trade union struggles over the extraction of surplus value in the form of “unpaid labour time”, or the politics of pressure on the bourgeois state to set limits on the rapacity of the bourgeoisie, provide welfare and other essential services, and so forth. These have been historically very significant ways in which the class struggle between bourgeoisie and proletariat has been waged, and indeed continue to be so. However, it has always been the understanding of Marxists that the culmination of this struggle must be what is expressed in the aims of SRWP set out at the head of this article. Continue reading

Comments on some contributions to a discussion on the significance of the Coronavirus pandemic and the way forward

Comments have been requested on a number of texts (see below Ed.) which have arisen in left-wing, socialist and Marxist circles in response to the Coronavirus crisis and the background of chronic economic and environmental crisis. 

Both Cde Shaheen Khan in South Africa and the “Public Reading Rooms” comrades in the UK make a number of serious analytical points in describing the current situation. Shaheen (1) writes: The capitalist system is in deep crisis and the rule of the capitalist class on a global scale is in jeopardy”.  No Going Back describes the coronavirus crisis and the feeble economic recovery from the 2008 banking crisis as arising from “the structural limits of the entire system of social reproduction”. (This latter document also adds that “The wanton destruction of nature by capital creates the perfect conditions for the emergence and spread of pandemics”). All three documents present proposals for a fresh impulse from the socialist movement and the working class to respond to these accumulating crises.

Both Shaheen and No Going Back emphasise the international and systemic character of the crisis. “As the pandemic spreads across the globe, the global health emergency is rapidly evolving into a crisis of the entire existing world social order”, says Shaheen (1). “The pandemic is global; it cannot be stopped in one country” says No Going Back. 

This is why Shaheen (1) says: “The task in the days, weeks and months ahead is to build a conscious socialist leadership throughout the world”. (This assertion is missing for some reason in Shaheen [2]). No Going Back calls for “The convocation of a Zimmerwald conference – which united the anti-war left in 1915 – for our times, to unify all those prepared to fight for a fundamental change in society; who understand the necessity of renewing the left’s strategic and theoretical framework as well as going beyond its existing organisational forms.”

All three documents lay great stress upon the activity and consciousness of the working class. In “Our Perspectives and Tasks” Shaheen Khan states “The working class is not taking this lying down … these are the molecular processes where the class is gradually beginning to comprehend the problems arising from the social crisis. Consciousness is determined by conditions”. He then takes the thought further: “A revolutionary party bases its tactics on a calculation of the changes of mass consciousness. While the party must impress through its propaganda and agitation … the dangers of the epidemic and the need for physical distancing we must begin to take leadership of the mass protest movement that is gaining momentum. The working class on its own is fighting and breaking down the parameters of the bourgeois lockdown and we need to direct this anger in the right direction and in the right quarters”. Both of Comrade Shaheen’s documents contain sets of proposals for a programme of action to bring this about. Continue reading